
S’il ne devait y avoir qu’un mot pour me définir, ce serait sans doute « persévérance » : une qualité brute, silencieuse, forgée à l’usure des jours et aux frottements du réel.
Mais s’il fallait en retenir l’éclat le plus juste, ce serait une autre facette, moins spectaculaire mais infiniment précieuse : la fiabilité. Être là, tenir parole, traverser sans fléchir ce que d’autres fuient ou délaissent. C’est une force tranquille, sans bruit ni éclat, une boussole intérieure quand tout vacille.
La fiabilité n’a rien de spectaculaire. Elle ne fait pas grand bruit, ne cherche ni lumière ni applaudissements. Et pourtant, elle est devenue rare — presque une vertu oubliée dans le tumulte de notre époque pressée, volatile, saturée de faux-semblants.
C’est peut-être cela, au fond, que j’offre dans mes écrits : cette constance discrète, cette fidélité à ce que je pense, ce que je ressens, ce que je décide de partager de mon imaginaire fertile. Une présence stable dans un monde qui bouge en permanence et trop vite.



